À 37,6 °C, elle sera comme la mienne
Zoophilie
Anti-atomique
...
J'arrive à l'arrêt d'autobus pour attendre cette dernière. Il est très probable que je l'ai déjà raté et pour me rassurer, je combine quelque mots en phrases afin de les pousser à l'oreille de l'homme qui est là, devant la cabine de l'arrêt d'autobus. À ma question, il répond qu'«elle n'est pas passée, mais que c'est celle qui va à Grand-Mère qui vient de passer à cause du pont qui ralentit que elle n'est pas déjà passée...» et moi «Ok» de l'interrompre.
Il commence à faire froid ces temps-ci. Je décide donc d'essayer la cabine d'attente: d'habitude, il y fait moins froid. Sauf que là se recroqueville dans un coin un sac de patates frites et vraiment, l'odeur de l'hiver est ternie. Je prend le sac à deux doigts, passe par l'entrée de la cabine tout juste à côté du personnage y cogitant et, heureusement pour nous qui lisons ces lignes, une voix sincère retentit: «Ouin d'habitude y'a pas ça là tsé y faudw.. é.. gneuh.. bleh mwmm gnnmnw». N'y comprenant rien, en déplaçant le sac sur un rond pâle dessiné sur le sol*, j'articule: «Eh bien... ça pue alors je le déplace.». Je ne crois pas qu'il m'aie répondu.
Après être entré, je commence à écrire ces lignes et une femme arrive, le manteau long beige d'hiver et pourtant crispée. Ça ne prend pas deux minutes et les voilà tous deux qui jettent de leurs bouches des cônes de vapeur. Ils pivotent et grattent du pied: ils ne veulent pas rater l'Autobus lorsqu'elle tournera le coin là bas...
En même temps qu'il attend le Rectangle Roulant, cette figure qui semblait par ses rides exprimaient l'hésitation constante extirpait de ses poches un appareil du genre «Lecteur de fichier numériques à écran comme un vieux cadran digital» avec le fil tout mélangé avec lui-même. Le combat dure, fait rage et dure encore... la femme, quant à elle, ne se souciant guère d'autres idées que de sa propre attente, fixe l'horizon. Des automobiles passent.
Et puis l'Autobus tourne le coin là bas alors dans une extase visible l'homme parle un peu trop fort. Je le regarde sortir sa carte, son argent ou ses billets. Le conducteur doit nous voir sortir d'un joli rectangle de plastique reflétant l'extérieur et le soleil comme après des générations d'isolement, des réchappés sortent de leur abris anti-atomique. Tout de même, on doit être beaux.
*Je devais alors comprendre quelque secondes plus tard que la poubelle était là disposée lors de l'été et que son socle avait la même circonférence que ce cercle blanc.
À la limite
Mais enfin, peut-on être honnêtes les uns envers les autres? Je serai honnête avec vous. Maintenant, je n'écris plus que 1:11, 2:22 et, à la limite, 2:44.
Neuf ans
14 heures, encore dans la brume... Puis, la sécheuse ne faisait plus de
bruit... J'avais alors laissé mes croquis en plan, m'étais penché vers
ladite machine et l'avais ouverte pour que s'écoule une couverture
transformée!
J'avais manipulé en l'air ce grand rectangle et d'un coup l'avais
abattu tout autour de moi. Je m'y étais retrouvé... comme lorsque je ne
comptais que neuf ans!
Nos Rêves
-Simon-Luc
Ce Soir No.9354
théâtre improvisé. J'ai aussi bu deux pintes de bière supposément
allemande. Je précise "supposément", car parfois la recette seulement
appartient à la culture allemande. À ce sujet, il est intéressant de
noter que, encore plus insultant, les compagnies de bières de partout
au monde vendent des franchises, voire des recettes strictement
contrôlées et de la publicité-uniforme.
La suite sous peu!
Déglutitions à l'unisson!
-Où nous asseyons-nous?
-Qui veux-tu observer en mangeant?
J'ai écrit un commentaire
«Augmentation de troubles mentaux avec la crise économique De plus en plus de personnes sont paniquées avec la crise économique mondiale. Cette situation risque de provoquer plus de suicides et de troubles mentaux a prévenu l'Organisation mondiale de la santé selon l'AFP.
Nous ne devrions pas sous-estimer les turbulences et les conséquences de la crise financière a expliqué la directrice générale de l'OMS, Margaret Chan. L'état de confusion causé par cette crise est comparable à l'après 11-Septembre, a estimé la psychologue de Chicago Nancy Molitor.
Crédit photo: afp»
Ma réponse
Ceux qui sont atteints de troubles de santé mentale lors d'une crise économique doivent avoir énormément d'empathie pour ceux qui en souffriront le plus (voire les gens déjà pauvres) ou encore doivent avoir placé toutes leurs attentes, leurs espoirs et leurs rêves en l'argent.
Je crois qu'il y a un rapport à l'argent dans tout et qu'il faut s'en occuper. Cependant, les gens qui travaillent dans le domaine de la finance, ceux dont les REERs poussent depuis longtemps et tous les autres, ils vivent les côtés tragiques d'une dépendance.
J'imagine que la finance a dû un jour sembler stable pour ces gens qui s'y sont totalement donnés et cela, même malgré les Krashs (dont 1929). À l'école, enfant, dans mon cours d'histoire, j'ai eu peur de l'argent.
Enfin, souhaitons le moins de souffrance mondiale.
Bonne journée!
La mince fibre
"Bug" avec Blogger Mobile
subissent une transformation étrange!
Des paragraphes sont créés automatiquement, ce qui selon moi donne un
effet de poème mal foutu!
Je vous offre toute mon empathie et je corrigraie cela dès que
possible.
du Rideau Noir
Donc, je m'en allais en tapottant à travers les menus virtuels pour trouver vraiment la chanson qui eut pu donner au moment présent une dimension de saveurs de plus!
-WOAH!
Je levai les yeux promptement réalisai que je roulais tout juste à côté du début d'une automobile blanche.
J'allais très vite! Il s'en est fallu de peu pour que j'y ajoute une flaque de rouge... J'aurais pu être dévisagé, cassé, paraplégique! À cause d'un iPod Touch!
•••
ce texte n'est pas corrigé et n'est donc pas endossé par les publicitaires. :)
Au temps de l'hypersexualisation et des jeux vidéos aux parfaites illusions de violence...
Il y a des couleurs qui tombent
À la vieille dame
Her (No.736)
Liqueur
Si elle est inconsciente
sur le barreau. Sa main est accotée sur sa cuisse et tomberait si elle
n'était pas retenue par le barreau. Sa main qui pend dans le vide
frétille au gré des trous de la route. Je vois à son poignet un
bracelet de métal qui dit aux ambulanciers qu'elle a tel ou tel
trouble de santé, si elle est inconsciente.
Premier blog "mobile"
Le iPod Touch, quand même, ça choque la conception de l'ordinateur et
même, voire surtout, de l'Internet.
«remake»
Tu dis «tu finiras bien par le savoir»,
mais en vérité, je commencerai bien par cela.
Derrière l'Amour
Je pourrais rester, là, à me faire aimer sans arrêt et sans avoir besoin d'autre choses.
Ah! bien sûr, il faudrait que j'explore tous les degrés de l'amour, c'est-à-dire des yeux sincèrement admiratifs et respectueux jusqu'au sexe sans bornes. Mais enfin, ce serait uniquement de l'amour.
Sauf que dedans notre réalité à tous, je dois courir après l'amour (ou devant pour qu'elle me remarque).
L'amour en retard
Cela
Tu dis que «tu finiras bien par le savoir»,
mais en vérité, je commencerai par cela!
C'est surement ça.
Enfin, je remet de l'ordre dans toutes ces questions, je rentre chez moi et j'écoute un film. Pour un bout de temps, ça va. Par contre, à la rencontre suivante, les émotions reviennent. Nous devons être de bons amis et il fait simplement longtemps que j'ai été en couple. Oui, c'est surement ça.
comme un super-héro
Simon le poussin
TRONC EMBAUCHERAIS PERSONNEL D’ENTRETIENT
Pour aller droit au but, je dirai ceci : Je suis un homme tronc de
vingt ans (donc sans bras et sans jambes). Je suis aussi sourd, muet et aveugle. Mais ma peau, elle, a tout de même des sensations. À dix ans, je travaillais dans une mine de souffre qui m'avait déjà rendu sourd et muet, alors qu'une explosion vint m'enlever la vue et les membres.
Ce message, rendu à ces lettres, m'a pris un mois à composer, en
compagnie de ma mère. Je tape de la tête pour communiquer en morse et elle transcrit. Je tiens énormément à composer moi-même ce message pour qu’il témoigne d’une sincérité transparente. Nous vous faisons parvenir ce message dans l'espoir que vous puissiez donner à ma mère la vie qu'elle mérite en la remplaçant.
Les tâches les plus fréquentes à effectuer:
me déplacer,
me parler
me nourrir
me laver,
m’essuyer après une visite au cabinet d’aisance,
me cajoler*,
me tenir lorsque je fais des redressements assis,
me faire la lecture,
transcrire mon morse,
commander des prostituées ou acheter de la viande,
etc.
Payé: 50$/jour
Les soupers à la maison et le logement sont inclus
À votre bon coeur
Jérémie
* J'ai besoin de sentir les mains se promener sur mon corps, glisser sous mes bras, revenir sur le torse, toucher mes moignons (ils sont agréablement sensibles), me caresser la tête, m'embrasser sur les paupières. Vous savez, lorsque je suis heureux, je me tortille, sourit, articule des épaules et des hanches et bat des sourcils. Donc, ne vous inquiétez pas pour les remerciements!
Trop laide pour que je me le permette.
Une vieille ridée et maigre dame arrive sur la terrasse pour me demander si je veux lui faire l'amour. Je lui réponds qu'elle est trop laide pour que je me le permettre. Elle continue pourtant à tenter de m'exciter. Ça se voit clairement par le déhanchement suggestif qu'elle exécute en entrant des doigts dans sa bouche.
Je commence à suer et à être gêné pour mon amie qui m'accompagne. Comment vais-je bien pouvoir disposer de la vieille peau? La tuer semble efficace. Bien que cacher le cadavre est une maneuvre longue et fastidieuse, j'y trouverai un défi et j'arriverai peut-être à relaxer. Enfin, bon...
Je me décide à au moins agir. J'invite donc le tas d'organes usés à me suivre vers un endroit plus calme et privé: au dépotoir municipal. Elle doit se dire que je veux finalement lui faire l'amour. Je donne un petit coup de pied à mon amie. Elle me répond d'un clin d'oeil.
Nous prenons tous ensemble mon camion. En route, la grande femme secoue ses cheveux, prend de grands respirs et me raconte sa vie qui semble banale. Elle me pose mille questions auxquelles je réponds par des mensonges.
Enfin au dépotoir, je me rend compte que je comptais bien trouver ici un lit, mais faute de quoi, je devrai lui demander de s'allonger sur une pile de déchets au moins moins moelleux. Elle s'exécute et me demande si mon amie veut regarder. Je lui réponds que bien sûr, elle veut tout voir. À ce moment, je sors un revolver et lui place une balle dans le cerveau. Je ne suis pas mauvais tireur.... Mon amie arbore un sourire qui me fait du bien. C'est un preuve d'amitié profonde quand je la vois se tenir à côté de moi, comme ça. Elle me dit alors: «Tu veux que je t'aide à vider ta remorque?»