À 37,6 °C, elle sera comme la mienne

Alors que mon âge durait depuis environ quatorze années et alors que je faisais partie du mouvement des cadets de terre, allez savoir pourquoi, nous nous sommes arrêtés dans un endroit où il était possible de patiner avec des patins à roues alignées. On trouvait à l'intérieur, un plancher de bois, de la musique, de la chaleur, des demoiselles, des coca-colas et autres trucs d'endroits publics. Pourtant, je n'avais pas apporté mes patins.

Les propriétaires des lieux avaient prévu le coup: beaucoup de patins étaient à louer. Salauds. Avant de trop m'impliquer dans le mouvement, j'avais pris le temps d'inspecter les lieux. Des couleurs pastel et du brun partout, des affiches laides encadrées, des tables dépliantes, la peinture grattée par les jeunes, et c'était presque tout.

Puis, je m'étais présenté au comptoir, avait du payer quelque dollars, avait quitté le comptoir, m'était assis à un banc. Il y avait là une jolie fille, mais je ne lui ai pas parlé. Je me disais probablement que j'allais l'impressionner en patinant. Une amie était venue la rejoindre alors que je détachais mes souliers pour les pousser sur le côté, faire de la place pour prendre un patin, le placer devant moi, y aligner un pied et le pousser bien au fond.

Bien au fond, c'était froid et humide. Que faire, sinon enfiler l'autre patin et rouler vite, pour réchauffer et faire comme mienne la sueur inconnue... ?

Zoophilie

Mon ami Olivier étudie la psychologie et la sociologie à l'Université. Précisément, il passe en ce moment quelque temps à comprendre les relations sexuelles avec les animaux. À ce sujet, il m'a répété qu'il faut d'ailleurs faire la différence entre Zoophilie et Bestialité. On fait aussi référence à «La communauté zoophile». Je vous conseille les paragraphes au bout de ces liens savant de continuer à lire.

Aujourd'hui, je suis à Montréal, c'est l'hiver et j'ai vu un homme passer avec sa chienne sur la rue. Le premier fait que j'ai remarqué était que le quadrupède chaussait des bottines. Le deuxième, que l'homme était habillé d'un manteau très sale et d'un pantalon usé. Le troisième fait que j'ai remarqué était les grandes mamelles de l'animal.

J'ai tout de suite offert leurs vies à mon imagination. Subitement, il était un homme ne possédant pas d'appartement, seulement locataire d'une grille expulsant de l'air chaud. Le jour il mendiait ou se nourrissait entre les déchets. Le soir, de retour sur la grille et dans son sac de couchage, il avait souvent froid. Puis, la chienne représentait une source de chaleur absolument non-négligeable et bien qu'elle sentait la sueur et l'humidité, couchés «en cuillères», ils étaient biens.

Cela devint rapidement une habitude. Maintenant, le jour en la nourrissant, il pensait à sa petite fournaise du soir. Enfin, un soir où il se sentait particulièrement seul, loin de sa famille et de ses amis, sa chienne remuait constamment dans le sac de couchage. Il avait sentit une pression sur son bas-ventre. Il lui avait dit de se calmer, mais sa chienne commençait à être en chaleur et la voix de son maître l'excita un peu plus. Lui se sentait seul et n'avait pas fait de sexe depuis quelques mois. Sa compagne de tous les jours se trémoussait encore. Il pensait à une vulve de femme. Sa chienne continuait à presser le bas-ventre.

Il avait commencé à offrir une résistance aux pressions au lieu de reculer, puis rapidement, s'était doté d'une érection, avait détaché ses pantalons et, sans penser aux détails, avait trouvé une autre source de chaleur.

Un vrai bon zoophile

Photo d'une ruelle.

{cliquez l'image ci-dessous)

Anti-atomique

Pas de correction (ça viendra). Titre non final. je voulais vous le partager. C'est tout arrivé pour vrai. Maintenant, soyez heureux!

...

J'arrive à l'arrêt d'autobus pour attendre cette dernière. Il est très probable que je l'ai déjà raté et pour me rassurer, je combine quelque mots en phrases afin de les pousser à l'oreille de l'homme qui est là, devant la cabine de l'arrêt d'autobus. À ma question, il répond qu'«elle n'est pas passée, mais que c'est celle qui va à Grand-Mère qui vient de passer à cause du pont qui ralentit que elle n'est pas déjà passée...» et moi «Ok» de l'interrompre.

Il commence à faire froid ces temps-ci. Je décide donc d'essayer la cabine d'attente: d'habitude, il y fait moins froid. Sauf que là se recroqueville dans un coin un sac de patates frites et vraiment, l'odeur de l'hiver est ternie. Je prend le sac à deux doigts, passe par l'entrée de la cabine tout juste à côté du personnage y cogitant et, heureusement pour nous qui lisons ces lignes, une voix sincère retentit: «Ouin d'habitude y'a pas ça là tsé y faudw.. é.. gneuh.. bleh mwmm gnnmnw». N'y comprenant rien, en déplaçant le sac sur un rond pâle dessiné sur le sol*, j'articule: «Eh bien... ça pue alors je le déplace.». Je ne crois pas qu'il m'aie répondu.

Après être entré, je commence à écrire ces lignes et une femme arrive, le manteau long beige d'hiver et pourtant crispée. Ça ne prend pas deux minutes et les voilà tous deux qui jettent de leurs bouches des cônes de vapeur. Ils pivotent et grattent du pied: ils ne veulent pas rater l'Autobus lorsqu'elle tournera le coin là bas...

En même temps qu'il attend le Rectangle Roulant, cette figure qui semblait par ses rides exprimaient l'hésitation constante extirpait de ses poches un appareil du genre «Lecteur de fichier numériques à écran comme un vieux cadran digital» avec le fil tout mélangé avec lui-même. Le combat dure, fait rage et dure encore... la femme, quant à elle, ne se souciant guère d'autres idées que de sa propre attente, fixe l'horizon. Des automobiles passent.

Et puis l'Autobus tourne le coin là bas alors dans une extase visible l'homme parle un peu trop fort. Je le regarde sortir sa carte, son argent ou ses billets. Le conducteur doit nous voir sortir d'un joli rectangle de plastique reflétant l'extérieur et le soleil comme après des générations d'isolement, des réchappés sortent de leur abris anti-atomique. Tout de même, on doit être beaux.


*Je devais alors comprendre quelque secondes plus tard que la poubelle était là disposée lors de l'été et que son socle avait la même circonférence que ce cercle blanc.

À la limite

Il nous est tous arrivés un jour d'inscrire 2:00 sur le four à micro-ondes, car trop souvent, 1:00, ce n'est pas assez chaud... 2:00, c'est le DOUBLE, ça va assurément être chaud! Quoi! Pas assez chaud? Le prochain coup, on le mettra à 2:30!

Mais enfin, peut-on être honnêtes les uns envers les autres? Je serai honnête avec vous. Maintenant, je n'écris plus que 1:11, 2:22 et, à la limite, 2:44.

Neuf ans

Il faisait soleil, c'était bientôt la fin de l'été et je m'étais levé à
14 heures, encore dans la brume... Puis, la sécheuse ne faisait plus de
bruit... J'avais alors laissé mes croquis en plan, m'étais penché vers
ladite machine et l'avais ouverte pour que s'écoule une couverture
transformée!

J'avais manipulé en l'air ce grand rectangle et d'un coup l'avais
abattu tout autour de moi. Je m'y étais retrouvé... comme lorsque je ne
comptais que neuf ans!

Nos Rêves

Ne vous laissez pas porter trop longtemps par vos rêves! Croyez-en mon expérience: Alors que je terminais la dernière courbe du 400 mètres, je me cassai la hanche... Ainsi donc, vous me voyez en chaise roulante. Aujourd'hui, je joue à la Playstation... et les bombes tombent!!!

-Simon-Luc

Ce Soir No.9354

Il y a environ 5 heures, je terminais l'écoute d'un spectacle de
théâtre improvisé. J'ai aussi bu deux pintes de bière supposément
allemande. Je précise "supposément", car parfois la recette seulement
appartient à la culture allemande. À ce sujet, il est intéressant de
noter que, encore plus insultant, les compagnies de bières de partout
au monde vendent des franchises, voire des recettes strictement
contrôlées et de la publicité-uniforme.

La suite sous peu!

Déglutitions à l'unisson!

Deux individus entrent dans un restaurant et demeurent à l'entrée pendant quelque secondes, avant que l'un d'eux ne prenne parole...

-Où nous asseyons-nous?
-Qui veux-tu observer en mangeant?

J'ai écrit un commentaire

J'ai écrit un commentaire sur un site. Voici l'article qui m'a fait écrire:

«Augmentation de troubles mentaux avec la crise économique
crise.jpg
De plus en plus de personnes sont paniquées avec la crise économique mondiale. Cette situation risque de provoquer plus de suicides et de troubles mentaux a prévenu l'Organisation mondiale de la santé selon l'AFP.

Nous ne devrions pas sous-estimer les turbulences et les conséquences de la crise financière a expliqué la directrice générale de l'OMS, Margaret Chan. L'état de confusion causé par cette crise est comparable à l'après 11-Septembre, a estimé la psychologue de Chicago Nancy Molitor.

Crédit photo: afp»

http://femmeweb.branchez-vous.com/actufw/2008/10/augmentation_de_troubles_menta.html

Ma réponse
Ceux qui sont atteints de troubles de santé mentale lors d'une crise économique doivent avoir énormément d'empathie pour ceux qui en souffriront le plus (voire les gens déjà pauvres) ou encore doivent avoir placé toutes leurs attentes, leurs espoirs et leurs rêves en l'argent.

Je crois qu'il y a un rapport à l'argent dans tout et qu'il faut s'en occuper. Cependant, les gens qui travaillent dans le domaine de la finance, ceux dont les REERs poussent depuis longtemps et tous les autres, ils vivent les côtés tragiques d'une dépendance.

J'imagine que la finance a dû un jour sembler stable pour ces gens qui s'y sont totalement donnés et cela, même malgré les Krashs (dont 1929). À l'école, enfant, dans mon cours d'histoire, j'ai eu peur de l'argent.

Enfin, souhaitons le moins de souffrance mondiale.
Bonne journée!

La mince fibre

Je me souviens... de lorsque nous formions un couple et qu'elle touchait mes pantalons...

"Bug" avec Blogger Mobile

Quand j'écris avec Blogger mobile, les textes qui sont envoyes ici
subissent une transformation étrange!

Des paragraphes sont créés automatiquement, ce qui selon moi donne un
effet de poème mal foutu!

Je vous offre toute mon empathie et je corrigraie cela dès que
possible.

du Rideau Noir

Je m'en revenais du Rideau Noir en bicyclette quand j'eut l'envie d'entendre de la musique. Ainsi, j'enfonçai la main gauche dans ma poche pour en extraire un iPod Touch... Vous savez de quoi je parle: ces "Juke-Boxes" miniatures portatifs à écrans tactiles...

Donc, je m'en allais en tapottant à travers les menus virtuels pour trouver vraiment la chanson qui eut pu donner au moment présent une dimension de saveurs de plus!

-WOAH!
Je levai les yeux promptement réalisai que je roulais tout juste à côté du début d'une automobile blanche.

J'allais très vite! Il s'en est fallu de peu pour que j'y ajoute une flaque de rouge... J'aurais pu être dévisagé, cassé, paraplégique! À cause d'un iPod Touch!

•••

ce texte n'est pas corrigé et n'est donc pas endossé par les publicitaires. :)

Au temps de l'hypersexualisation et des jeux vidéos aux parfaites illusions de violence...

Les vieilles dames d'aujourd'hui doivent s'ennuyer du temps où, lorsque les jeunes hommes les croisaient, elles recevaient des galants soulèvements de chapeaux.

Il y a des couleurs qui tombent

Je trouve que le printemps est très beau. Ça a certainement déjà été dit aux nouvelles, mais j'insiste de ma propre initiative: c'est tellement beau que ça vaut de ces discussions philosophiques qui élèvent mon moral très haut!

À la vieille dame

Un jour, à moi aussi, la vieillesse rendra les menus flous... me rendra difficile la commande de nourriture au restaurant... Parfois on me servira avec impatience et d'autres fois avec douceur, en pensant à ma forte volonté de vivre à travers la nouvelle époque.

Her (No.736)

She is a nice kind of girl! She often talks about the world as the most wonderful place to be and the most amazing thing about that is me; totally believing her!
Apprenez-moi tout.
RETIENS CE QUE TU AS!
Je viens de douter de mon supposé état de perpétuel bonheur, mais en deux temps et trois mouvements, je me suis rappelé tout ce qu'il y a de bon et c'en fut fait du malaise.
Il faut absolument que quelqu'un fasse quelque chose!

Liqueur

Hum :D Il me manquait, ce bon Acide Phosphorique. Sans lui je vomirais bien ces derniers 40 grammes de sucre liquide.

Si elle est inconsciente

En autobus, observe la corpulente quinquagénaire à la cuisse accotée
sur le barreau. Sa main est accotée sur sa cuisse et tomberait si elle
n'était pas retenue par le barreau. Sa main qui pend dans le vide
frétille au gré des trous de la route. Je vois à son poignet un
bracelet de métal qui dit aux ambulanciers qu'elle a tel ou tel
trouble de santé, si elle est inconsciente.
Il y a devant moi un vieil homme qui prend les cheveux du côté de sa
tête, les fait passer sur le dessus pour les faire se coller de
l'autre côté.

"Nous ne sommes pas dupes, Monsieur!"

Entendu sur la rue

"Euh... C'est pu la mode les prélars... y veulent pu navoir d'ça."

Premier blog "mobile"

Il faudrait que je me filme en train d'écrire sur cet engin du futur.
Le iPod Touch, quand même, ça choque la conception de l'ordinateur et
même, voire surtout, de l'Internet.

«remake»

Si ce n'est pas ça, l'Amour, qu'est-ce donc alors?
Tu dis «tu finiras bien par le savoir»,
mais en vérité, je commencerai bien par cela.
Ces derniers jours, je tombe en amour de toutes les jolies filles. Il va sans dire que cela est bon pour elles, mais alors pour moi, il reste à y voir...
Je trouve de beaux reliefs sur mes lingesàvaisselle.
Directement sur la rue et sans que je l'aie demandé, des hommes se permettent d'envoyer leurs parfums synthétiques dans mon nez. Je n'aime pas ça.

Derrière l'Amour

En Bref, l'amour c'est tout.

Je pourrais rester, là, à me faire aimer sans arrêt et sans avoir besoin d'autre choses.

Ah! bien sûr, il faudrait que j'explore tous les degrés de l'amour, c'est-à-dire des yeux sincèrement admiratifs et respectueux jusqu'au sexe sans bornes. Mais enfin, ce serait uniquement de l'amour.

Sauf que dedans notre réalité à tous, je dois courir après l'amour (ou devant pour qu'elle me remarque).

L'amour en retard

Mais... Très chère... C’était il y a cinquante ans que vous auriez dû avouer vos sentiments à mon égard!
«J'ai bu son eau parce qu'elle l'avait oubliée.»

Cela

Si ce n'est pas ça, l'Amour, qu'est-ce donc alors?
Tu dis que «tu finiras bien par le savoir»,
mais en vérité, je commencerai par cela!

C'est surement ça.

Presque à chaque fois que l'on se voit, je suis charmé. Il y a tes petites manières, ta senteur, tes vêtements, ton corps et... enfin, tu sais quoi... ces trucs là qui changent tout. Donc, presque à chacune de nos rencontres, puisqu'il faut continuer à vivre et non pas à rester là, la bouche béate, je me redis des phrases. Des phrases-clés du genre de «ben voyons, ça fait quatre ans que vous êtes amis.», «Est-ce que tu voudrais vraiment passer des années à te réserver pour elle?» et bien sûr, «Te vois-tu faire de la sexualité avec elle?».

Enfin, je remet de l'ordre dans toutes ces questions, je rentre chez moi et j'écoute un film. Pour un bout de temps, ça va. Par contre, à la rencontre suivante, les émotions reviennent. Nous devons être de bons amis et il fait simplement longtemps que j'ai été en couple. Oui, c'est surement ça.

comme un super-héro

Quand j' appelle mes fonctions vitales à renouveller leurs forces en puisant certainement dans la moelle de mes os, j'arrive à rester réveillé six heures de plus qu'une vie diurne en norme. Je me sent comme un super-héro au repos.
Renée conseille d'écouter
«The Cake» par «Normand Daneau».
Yé!
J'ai à la fois un rendez-vous d'affaire et, non la moindre, une envie de chier.
En face de chez moi, je viens de voir un homme monter les marches lentement. Puis, j'ai remarqué qu'il trainait une jambe raide, sa droite. Puis, au milieu des millions de marches, il s'était arrêté, avait prit la pose d'un roi couronné il y a trente ans en regardant vers la droite, le menton pointant le voisin du deuxième étage. Sa jambe n'était toujours pas pliée.
Je suis tellement occupé par des projets ces 6 derniers mois que je n'ai pas encore pris le temps d'évaluer si j'étais en train de perdre du temps.
Pourquoi ais-je l'impression que l'été au Québec ne fait qu'attendre l'hiver?

Simon le poussin

On m'a récemment reproché que l'humour de mon Blog était douteux. Premièrement, je ne suis pas certain qu'il puisse totalement être catégorisé comme «blog humoristique». Deuxièmement, je ne m'excuserai pas de déplaire avec de l'humour noir, mais je vais dès maintenant compenser en diversifiant mon approche littéraire.

SIMON LE POUSSIN
Le petit poussin prénommé Simon approchait de la mare pour y boire un coup tandis que Roger le carcajou s'en approchait par derrière. On pourrait croire que les carcajous sont de nature à dévorer les poussins, mais pas aujourd'hui et surtout pas dans cette histoire. Plutôt, il allait lui aussi à la mare pour lui aussi y boire un coup.

Puis, un craquement sous le pied de Roger fit comprendre à Simon qu'il n'était pas seul sur la route. Il se retourna et vit le carcajou. C'était un carcajou qu'il avait vu plusieurs fois ces derniers temps. Habituellement, il avait l'air grognon et passait son temps à ronger des os. Contrairement à l'habitude, ce matin précis, il semblait de bon poil.
- Ton poil reluis la santé, Roger! dit Simon le poussin qui trouva opportun de lui-même commencer la discussion (pour ne pas paraître impoli).
- C'est ta maman qui me l'a bien lissé ce matin, répondit le carcajou.
Tous deux arrivèrent à la mare dès que Roger eut finit cette phrase et s'y penchèrent prestement. L'un et l'autre ne pouvait plus voir l'expression du visage de l'autre, ce qui était tant mieux, car ils fluctuaient étrangement. Après quelque secondes et dès que chacun eut choisit le visage approprié à la situation, ils se regardèrent en face.
- Tu sais, je suis content que vous soyez si près l'un de l'autre et l'un pour l'autre! dégaina Simon.
- Moi aussi! sourit très grand Roger.
Ils continuèrent à boire. Puis, ils se jetèrent un coup d'oeil rapide, la langue encore dans l'eau.
- Tu sais, je pourrais presque être ton père! remarqua à haute voix Roger
- C'est bien vrai! dit Simon
Tout poussin en pleine croissance qu'il était, Simon trempa encore son bec à l'eau (car les poussins ont beaucoup besoin d'eau), obligeant le carcajou à le regarder ou à boire encore. Toutefois, Roger n'avait plus soif...
- Mais... dis moi, où veux-tu en venir? questionna Simon.
- Eh bien... hésita Roger.
- Tu fais l'amour à ma maman? interrogea le poussin.
- Euh... Oui! mon petit! Et il faut le dire, c'est du plus pur amour que nous créeront ton petit frère ou ta petite soeur! renchérit Roger.
Simon prit un grand respire qui, s'il avait été une grande bête, aurait été impressionnant.
- Ne cherche pas à adoucir la chose. Je sais bien que vous faites du sexe comme les cochons: seulement pour le plaisir. Franchement, je m'en fout! affirma le petit poussin.
Hhhhh..., expira perplexement Roger.
- Et puis d'ailleurs comment pourriez-vous me faire un frère ou une soeur alors que vous n'êtes pas de la même race et qu'au mieux, le fruit des entrailles de ma mère sera inévitablement aussi pourri qu'un carcapoussin dégeulasse qui mourra à la naissance en se rendant compte qu'il a un corps à faire vomir tout le monde? tonna Simon le petit poussin.
- Je suis content que tu vois la vie si légèrement, mon petit poussin d'amour!
Roger but encore rapidement quelque autres gorgées pour alléger le moment et s'élança dans la forêt en faisant semblant d'avoir vu un ver de terre à chasser.
-Un ver de terre!

TRONC EMBAUCHERAIS PERSONNEL D’ENTRETIENT

Bonjour,
Pour aller droit au but, je dirai ceci : Je suis un homme tronc de
vingt ans (donc sans bras et sans jambes). Je suis aussi sourd, muet et aveugle. Mais ma peau, elle, a tout de même des sensations. À dix ans, je travaillais dans une mine de souffre qui m'avait déjà rendu sourd et muet, alors qu'une explosion vint m'enlever la vue et les membres.

Ce message, rendu à ces lettres, m'a pris un mois à composer, en
compagnie de ma mère. Je tape de la tête pour communiquer en morse et elle transcrit. Je tiens énormément à composer moi-même ce message pour qu’il témoigne d’une sincérité transparente. Nous vous faisons parvenir ce message dans l'espoir que vous puissiez donner à ma mère la vie qu'elle mérite en la remplaçant.

Les tâches les plus fréquentes à effectuer:
me déplacer,
me parler
me nourrir
me laver,
m’essuyer après une visite au cabinet d’aisance,
me cajoler*,
me tenir lorsque je fais des redressements assis,
me faire la lecture,
transcrire mon morse,
commander des prostituées ou acheter de la viande,
etc.

Payé: 50$/jour
Les soupers à la maison et le logement sont inclus


À votre bon coeur
Jérémie


* J'ai besoin de sentir les mains se promener sur mon corps, glisser sous mes bras, revenir sur le torse, toucher mes moignons (ils sont agréablement sensibles), me caresser la tête, m'embrasser sur les paupières. Vous savez, lorsque je suis heureux, je me tortille, sourit, articule des épaules et des hanches et bat des sourcils. Donc, ne vous inquiétez pas pour les remerciements!

Trop laide pour que je me le permette.

Je prends un café au restaurant, bien au soleil, l'oeil sur les femmes et sur mon camion-remorque plein à craquer.

Une vieille ridée et maigre dame arrive sur la terrasse pour me demander si je veux lui faire l'amour. Je lui réponds qu'elle est trop laide pour que je me le permettre. Elle continue pourtant à tenter de m'exciter. Ça se voit clairement par le déhanchement suggestif qu'elle exécute en entrant des doigts dans sa bouche.

Je commence à suer et à être gêné pour mon amie qui m'accompagne. Comment vais-je bien pouvoir disposer de la vieille peau? La tuer semble efficace. Bien que cacher le cadavre est une maneuvre longue et fastidieuse, j'y trouverai un défi et j'arriverai peut-être à relaxer. Enfin, bon...

Je me décide à au moins agir. J'invite donc le tas d'organes usés à me suivre vers un endroit plus calme et privé: au dépotoir municipal. Elle doit se dire que je veux finalement lui faire l'amour. Je donne un petit coup de pied à mon amie. Elle me répond d'un clin d'oeil.

Nous prenons tous ensemble mon camion. En route, la grande femme secoue ses cheveux, prend de grands respirs et me raconte sa vie qui semble banale. Elle me pose mille questions auxquelles je réponds par des mensonges.

Enfin au dépotoir, je me rend compte que je comptais bien trouver ici un lit, mais faute de quoi, je devrai lui demander de s'allonger sur une pile de déchets au moins moins moelleux. Elle s'exécute et me demande si mon amie veut regarder. Je lui réponds que bien sûr, elle veut tout voir. À ce moment, je sors un revolver et lui place une balle dans le cerveau. Je ne suis pas mauvais tireur.... Mon amie arbore un sourire qui me fait du bien. C'est un preuve d'amitié profonde quand je la vois se tenir à côté de moi, comme ça. Elle me dit alors: «Tu veux que je t'aide à vider ta remorque?»
Les rêves érotiques, c'est autant plaisant pendant que décevant après.

De la pitié envers les simplets

Soit par l'écrit ou le parler, les gens qui s'expriment mal me font bien rire.

Ensuite, j'ai de la pitié envers eux...

«Le Pâté»

Captures d'écran du film «Le Pâté». Présentement en post-production.

Comment nettoient-ils leurs cloaques?

Vous savez, on peut discuter les personnes aux faciès repoussants. Si vous ne savez pas comment débuter la conversation, vous pouvez dire: «Tu es vraiment laide, mais ça ne me dérange pas. J'arrive, oui, aie confiance en moi, j'arrive à te regarder dans les yeux et je peux tenir des discussions super intéressantes avec toi!». En souriant gentiment, vous avez beaucoup de chances que de débuter une conversation très enrichissante, car la majorité d'entre eux sait pertinemment de quoi elle a l'air, même si elle ne garde pas de mirroirs chez elle. Il y en a beaucoup partout...

Tout de même, la vie est difficile, pour une personne au charisme écorché. S'il vous plaît, en leur nom je vous le dit, ne cherchez pas à leur faire de faux compliments ou à les encourager à accepter leur situation. C'est inutile: chacun a la responsabilité de décider s'il est prêt au suicide ou non. Oui, car un jour peut-être, celui qui fût toujours retenu à la classe inférieure par ses difformités réussira peut-être à rejoindre l'élite par la chirurgie plastique! Donc, bien que le suicide eut été une solution plus rapide qui n'aurait pas entaché le monde de laideur embulante, il n'était pas la meilleure finalité pour l'être vivant ladite laideur.

Le meilleur moyen de les faire se sentir à leur place reste encore de leur donner un espace de choix dans notre coeur. Ainsi, observez les longuement. Observez les pleurs dans le jour, trouvez leurs tanières, épiez leurs rituels sexuels (que l'on sait toujours à la lumière close), étudiez leurs techniques pour crever leurs boutons, trouvez comment ils nettoient leurs cloaques, bref, comment ils organisent leurs misère. Attendez le moment idéal, vigilants, pour marcher vers eux. 

Au moment idéal (c'est-à-dire lorsque sous votre action, en un instant, tous les regards peuvent se porter vers un laideron exhibé et naïf), rappelez-vous toutes vos observations. Ensuite, concentrez-vous à courbez votre verbe en gesticulant pour révéler haut et fort tout le grotesque de l'existence de l'être dont vous aurez maintenant mis les yeux dans l'eau.

Bien sur, vous aurez su mettre à sa place un affreux, mais aurez dès ce moment le respect de la salle et qui sait, peut-être même l'admiration du sexe opposé. Bien. Laissez tout cela en plan. Maintenant, vous pouvez aller discuter directement avec la masse informe qui croupira sous une table ou derrière une toilette: «Tu es vraiment laide, mais ça ne me dérange pas. J'arrive, oui, aie confiance en moi, j'arrive à te regarder dans les yeux et je peux tenir des discussions super intéressantes avec toi! Nous avons cependant tous un rôle à jouer pour garder la société sur pied.»

L'envoi du jet masculin

Je crois fermement qu'il y a un sens pour accrocher le rouleau de toilette à son support. Le sens idéal pour l'accrocher est évident lorsque la partie du papier qui pend n'est pas collée sur le mur, mais plutôt éloignée du mur. Si vous ne savez pas de quoi je parle, essayez d'en changer le sens en amenant le trou droit du rouleau à gauche et vice versa.

La raison de ma préférence pour le papier pendant devant le rouleau et loin du mur se trouve en la facilité de préhension qui augmente drastiquement. Pour moi, pour avoir une salle de caca harmonieuse, il faut aussi fermer le couvercle de la toilette lorsqu'on ne l'utilise pas, de façon à ce qu'on ne voit pas l'endroit peu poétique des déjections alorsqu'on se brosse les dents ou qu'on se déshabille pour prendre un bain. D'ailleurs le Feng Shui stipule que les mauvaises énergies entrent par là. Je crois plutôt que ce n'est à tout le moins juste subconsciamment pas plaisant.

Puisque j'y suis, pour que pour que le rideau de douche sèche complètement, il faut permettre aux courants d'air (c'est une belle expression, ça, «courants d'air») de circuler autour. Pour ce faire, je suggère fortement de laisser un espace d'environ un décimètre et demi entre chaque bout du rideau et les murs.

Il ne faudrait pas que j'oublie de mentionner que les hommes qui urinent debout directement dans l'eau font éclabousser le pipi tout autour des toilettes. C'est d'ailleurs une des raisons qu'une peinture, datant de bon nombre d'années, adjacente à la toilette, est souvent en décomposition. Jetez-y un oeil la prochaine fois! Donc, pour éviter les éclaboussures, je conseille la pratique de l'envoi du jet masculin vers les parois hors de l'eau, ce qui donne un angle et le ralentit. Et si rien ne fonctionne, vous pouvez essuyer avec du papier de toilette.

La ville des exs

Shawinigan est une petite ville ou la meilleure façon, pour un homme, de ne pas rester célibataire plus de deux ans reste de retourner avec une ancienne partenaire. Le fait est qu'il y a ici environ 5 hommes pour une femme.

Et puisque les amis se ressemblent, souvent les styles de femmes recherchées sont aussi semblables. Cela oblige la compétition à son niveau le plus primaire.

La publication des angoisses

Je suis contre les plaintes textuelles publiées sur internet parce que personne ne devrait avoir envie de vivre les angoisses des autres. Je suis aussi contre l'idée d'entretenir un état d'âme mélancolique pour créer, parce que ce prix est trop cher à payer et que de toute façon, personne ne devrait se rouler dans la merde intellectuelle.