Je prends un café au restaurant, bien au soleil, l'oeil sur les femmes et sur mon camion-remorque plein à craquer.
Une vieille ridée et maigre dame arrive sur la terrasse pour me demander si je veux lui faire l'amour. Je lui réponds qu'elle est trop laide pour que je me le permettre. Elle continue pourtant à tenter de m'exciter. Ça se voit clairement par le déhanchement suggestif qu'elle exécute en entrant des doigts dans sa bouche.
Je commence à suer et à être gêné pour mon amie qui m'accompagne. Comment vais-je bien pouvoir disposer de la vieille peau? La tuer semble efficace. Bien que cacher le cadavre est une maneuvre longue et fastidieuse, j'y trouverai un défi et j'arriverai peut-être à relaxer. Enfin, bon...
Je me décide à au moins agir. J'invite donc le tas d'organes usés à me suivre vers un endroit plus calme et privé: au dépotoir municipal. Elle doit se dire que je veux finalement lui faire l'amour. Je donne un petit coup de pied à mon amie. Elle me répond d'un clin d'oeil.
Nous prenons tous ensemble mon camion. En route, la grande femme secoue ses cheveux, prend de grands respirs et me raconte sa vie qui semble banale. Elle me pose mille questions auxquelles je réponds par des mensonges.
Enfin au dépotoir, je me rend compte que je comptais bien trouver ici un lit, mais faute de quoi, je devrai lui demander de s'allonger sur une pile de déchets au moins moins moelleux. Elle s'exécute et me demande si mon amie veut regarder. Je lui réponds que bien sûr, elle veut tout voir. À ce moment, je sors un revolver et lui place une balle dans le cerveau. Je ne suis pas mauvais tireur.... Mon amie arbore un sourire qui me fait du bien. C'est un preuve d'amitié profonde quand je la vois se tenir à côté de moi, comme ça. Elle me dit alors: «Tu veux que je t'aide à vider ta remorque?»
les affaires pire que d'autres.
Il y a 11 ans