Soit puissant ou fou
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Un jour qu'il devait avoir environ vingt-deux ans, il avait suivi sa mère chez son nouvel amoureux, un vieil homme un peu courbé qui ne regardait jamais les gens dans les yeux et qui avait fait du culturisme sans arrêt depuis environ 60 ans. Il avait fait la morale à l'enfant par rapport à combien l'apparence du corps était importante: «Tu vas trouver ça bizarre, mais les femmes regardent les fesses et les seins des hommes» et combien un emploi payant était important: «Ils cherchent beaucoup de plombiers en ce moment. Ils font du 35$ de l'heure.».
Bien qu'il eut des muscles en santé exceptionnelle, on aura appris son décès quelque mois plus tard. Ses organes vitaux qui n'étaient pas des muscles avaient simplement pourri à l'intérieur sans que quiconque ne s'en doute, sauf lui si, par exemple, il vomissait de la bile ou pissait du sang... Grâce à sa mère qui avait couché avec quelques-uns, le jeune homme avait déjà connu des vieux mourants. Il n'avait pas été surpris par le fait que celui-ci, comme les autres, avait gardé en secret ses maux, pour tout le monde et jusqu'à l'entrée à l'hôpital.
Lors de sa jeunesse, ce même homme passait des heures à fixer un point noir dessiné sur son mur de façon à pratiquer sa concentration. Il y restait des heures entières... Il disait même qu'à l'église, il faisait l'exercice des talents en fixant la nuque de gens quelques sièges devant et pour y piquer une grande dose de concentration. Les personnes se retournaient prétendument avec un air inquiet. Il était soit puissant ou fou.
Majeure
Rosée
Le jeune observateur retourne à sa chambre et opte pour un film, Singapore Sling, une sale histoire mêlant folie, meurtre et sexualité. Un film qui clairement ne devrait pas être écouté par un enfant de cet âge. Pendant ce temps, le père, avec bien du mal se lève et se déplace vers une autre pièce.
Un peu plus d'une demie-heure plus tard, l'enfant regarde sa porte de chambre et, par ce qui lui semble de l'instinct, se lève. une senteur étrange l'attire à travers le couloir.
De son point de vue, à sa gauche, la porte de la salle de bain est entrouverte. La lumière est allumée. Il s'en approche tout en signalant sa présence en parlant à haute voix. ll donne quelques coups sur la porte de façon à pouvoir entrer sans heurter quelconque timidité.
Puis, sans réponse, il pousse doucement la porte et révèle la même mixture de jus de cuir chevelu et de fibres capilaires que tout à l'heure. Le père est assis sur la toilette, les pantalons baissés et le torse sur les cuisses, encore endormi.
Le jeune homme donne des petits coups sur l'épaule du père, le prend par les épaules et tente de le redresser. Le patriarche retombe plusieurs fois avant d'ouvrir les yeux ascynchroniquement, tentant en vain de leur faire percer une étrange couche de gris (les yeux dans la fucking graisse de binne, comme on dit au Québec)
-Papa, tu devrais te coucher!
-Gnagn Pbllub...
Sans réponse...
La senteur refait surface et décidément, ça ne provient pas des chiottes, non plus de la fétidité d'une haleine en décomposition...
Quittant la salle de bain, guidé par l'effluve nauséabonde, l'enfant se dirige plus en amont du couloir, vers la cuisine. De son point de vue, à chaque pas, le contenu d'un poêlon se révèle lentement. D'abord, il voit une masse rouge reluisante et comprend vite qu'il ne manquerait que très peu de morceaux pour obtenir un petit animal vivant, un écureuil, car son père en fait la trappe dans la forêt avoisinante.
Les pattes et la tête, semblant avoir été tranchées ou arrachées avec la difficulté que l'on reconnait aux ivrognes. Au niveau du corps, les côtes et la colonne vertébrale, blanches sous la peau semi-transparente, finissent de substituer l'horreur à ce que le jeune se rappelait comme une petite bête heureuse gambadant d'un arbre à l'autre.
Il faut préciser que, suivant les règles de la cuisson non-surveillée, la partie supérieure de l'ex-animal est gorgée de sang, tandis que le bas se trouve totalement carbonisé, car le père du gamin, sortant de son palais en s'aggripant partout pour ne pas tomber et en grommelant quelques inintelligibles délires, empoigne la carcasse de rongeur et avance les dents vers le milieu, la colonne vertébrale, visant maladroitement la chair rosée, juste à point entre le sang et le noir...
C'est à ce moment que le jeune homme tourna la tête et s'évita un traumatisme de plus.
Drogue conventionnelle
frénésie du sucre et de la caféine qui s'éveillent en moi et me font
sourire!
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P.S. Que pensez-vous de "mémoire" au lieu de "frénésie"?
Vampires
Lorsqu'on me communique quelque chose dont je suis incertain de la signification et surtout si je décèle des possibilités d'une insulte préméditée ou non, je pose des questions et j'affirme mes perceptions.
Il y a tellement de gens qui sont portés par des préjugés et de la violence (à plusieurs intensités) et j'ai trop de respect pour moi même pour les laisser aller à eux-mêmes alors que je risquerais de douter que j'ai été en contact avec quelqu'un d'intéllectuellement sale (et salissant).
Avec ces constats, mes perceptions deviennent plus justes qu'une interprétation sans fondements. Avec ces constats, je pèse le pour et le contre de garder ou d'éloigner cette personne.
Ainsi, je me suis demandé aujourd'hui pourquoi une telle recherche de clarification a été désagréable pour une poignée de personnes à qui j'ai dévoué une telle pratique. J'ai définis à ce sujet deux hypothèses que je vous présente ici comme conclusion. D'abord, en toute honnêteté envers moi-même, je ne commence pas toujours ma série de questions et d'affirmations par «Pardonne-moi de t'interrompre, car il me faut de parler de comment j'ai compris ce que
tu viens de dire. Je ne me suis pas bien sentit et je veux être honnête avec toi. D'ailleurs, je t'invite à l'être aussi.», ce qui peut être essentiel pour ceux qui ne sont pas habitués à discuter à
propos des discussions: Ils peuvent percevoir cela comme de l'agressivité... Peut-être que certaines personnes ne croient pas que la juste morale devrait proscrire les malentendus précurseurs d'irrespect. Peut-être vivent-elles de notions de respect égocentrique...
À 37,6 °C, elle sera comme la mienne
Zoophilie
Anti-atomique
...
J'arrive à l'arrêt d'autobus pour attendre cette dernière. Il est très probable que je l'ai déjà raté et pour me rassurer, je combine quelque mots en phrases afin de les pousser à l'oreille de l'homme qui est là, devant la cabine de l'arrêt d'autobus. À ma question, il répond qu'«elle n'est pas passée, mais que c'est celle qui va à Grand-Mère qui vient de passer à cause du pont qui ralentit que elle n'est pas déjà passée...» et moi «Ok» de l'interrompre.
Il commence à faire froid ces temps-ci. Je décide donc d'essayer la cabine d'attente: d'habitude, il y fait moins froid. Sauf que là se recroqueville dans un coin un sac de patates frites et vraiment, l'odeur de l'hiver est ternie. Je prend le sac à deux doigts, passe par l'entrée de la cabine tout juste à côté du personnage y cogitant et, heureusement pour nous qui lisons ces lignes, une voix sincère retentit: «Ouin d'habitude y'a pas ça là tsé y faudw.. é.. gneuh.. bleh mwmm gnnmnw». N'y comprenant rien, en déplaçant le sac sur un rond pâle dessiné sur le sol*, j'articule: «Eh bien... ça pue alors je le déplace.». Je ne crois pas qu'il m'aie répondu.
Après être entré, je commence à écrire ces lignes et une femme arrive, le manteau long beige d'hiver et pourtant crispée. Ça ne prend pas deux minutes et les voilà tous deux qui jettent de leurs bouches des cônes de vapeur. Ils pivotent et grattent du pied: ils ne veulent pas rater l'Autobus lorsqu'elle tournera le coin là bas...
En même temps qu'il attend le Rectangle Roulant, cette figure qui semblait par ses rides exprimaient l'hésitation constante extirpait de ses poches un appareil du genre «Lecteur de fichier numériques à écran comme un vieux cadran digital» avec le fil tout mélangé avec lui-même. Le combat dure, fait rage et dure encore... la femme, quant à elle, ne se souciant guère d'autres idées que de sa propre attente, fixe l'horizon. Des automobiles passent.
Et puis l'Autobus tourne le coin là bas alors dans une extase visible l'homme parle un peu trop fort. Je le regarde sortir sa carte, son argent ou ses billets. Le conducteur doit nous voir sortir d'un joli rectangle de plastique reflétant l'extérieur et le soleil comme après des générations d'isolement, des réchappés sortent de leur abris anti-atomique. Tout de même, on doit être beaux.
*Je devais alors comprendre quelque secondes plus tard que la poubelle était là disposée lors de l'été et que son socle avait la même circonférence que ce cercle blanc.
À la limite
Mais enfin, peut-on être honnêtes les uns envers les autres? Je serai honnête avec vous. Maintenant, je n'écris plus que 1:11, 2:22 et, à la limite, 2:44.
Neuf ans
14 heures, encore dans la brume... Puis, la sécheuse ne faisait plus de
bruit... J'avais alors laissé mes croquis en plan, m'étais penché vers
ladite machine et l'avais ouverte pour que s'écoule une couverture
transformée!
J'avais manipulé en l'air ce grand rectangle et d'un coup l'avais
abattu tout autour de moi. Je m'y étais retrouvé... comme lorsque je ne
comptais que neuf ans!
Nos Rêves
-Simon-Luc
Ce Soir No.9354
théâtre improvisé. J'ai aussi bu deux pintes de bière supposément
allemande. Je précise "supposément", car parfois la recette seulement
appartient à la culture allemande. À ce sujet, il est intéressant de
noter que, encore plus insultant, les compagnies de bières de partout
au monde vendent des franchises, voire des recettes strictement
contrôlées et de la publicité-uniforme.
La suite sous peu!
Déglutitions à l'unisson!
-Où nous asseyons-nous?
-Qui veux-tu observer en mangeant?
J'ai écrit un commentaire
«Augmentation de troubles mentaux avec la crise économique De plus en plus de personnes sont paniquées avec la crise économique mondiale. Cette situation risque de provoquer plus de suicides et de troubles mentaux a prévenu l'Organisation mondiale de la santé selon l'AFP.
Nous ne devrions pas sous-estimer les turbulences et les conséquences de la crise financière a expliqué la directrice générale de l'OMS, Margaret Chan. L'état de confusion causé par cette crise est comparable à l'après 11-Septembre, a estimé la psychologue de Chicago Nancy Molitor.
Crédit photo: afp»
Ma réponse
Ceux qui sont atteints de troubles de santé mentale lors d'une crise économique doivent avoir énormément d'empathie pour ceux qui en souffriront le plus (voire les gens déjà pauvres) ou encore doivent avoir placé toutes leurs attentes, leurs espoirs et leurs rêves en l'argent.
Je crois qu'il y a un rapport à l'argent dans tout et qu'il faut s'en occuper. Cependant, les gens qui travaillent dans le domaine de la finance, ceux dont les REERs poussent depuis longtemps et tous les autres, ils vivent les côtés tragiques d'une dépendance.
J'imagine que la finance a dû un jour sembler stable pour ces gens qui s'y sont totalement donnés et cela, même malgré les Krashs (dont 1929). À l'école, enfant, dans mon cours d'histoire, j'ai eu peur de l'argent.
Enfin, souhaitons le moins de souffrance mondiale.
Bonne journée!
La mince fibre
"Bug" avec Blogger Mobile
subissent une transformation étrange!
Des paragraphes sont créés automatiquement, ce qui selon moi donne un
effet de poème mal foutu!
Je vous offre toute mon empathie et je corrigraie cela dès que
possible.

