Pas de correction (ça viendra). Titre non final. je voulais vous le partager. C'est tout arrivé pour vrai. Maintenant, soyez heureux!
...
J'arrive à l'arrêt d'autobus pour attendre cette dernière. Il est très probable que je l'ai déjà raté et pour me rassurer, je combine quelque mots en phrases afin de les pousser à l'oreille de l'homme qui est là, devant la cabine de l'arrêt d'autobus. À ma question, il répond qu'«elle n'est pas passée, mais que c'est celle qui va à Grand-Mère qui vient de passer à cause du pont qui ralentit que elle n'est pas déjà passée...» et moi «Ok» de l'interrompre.
Il commence à faire froid ces temps-ci. Je décide donc d'essayer la cabine d'attente: d'habitude, il y fait moins froid. Sauf que là se recroqueville dans un coin un sac de patates frites et vraiment, l'odeur de l'hiver est ternie. Je prend le sac à deux doigts, passe par l'entrée de la cabine tout juste à côté du personnage y cogitant et, heureusement pour nous qui lisons ces lignes, une voix sincère retentit: «Ouin d'habitude y'a pas ça là tsé y faudw.. é.. gneuh.. bleh mwmm gnnmnw». N'y comprenant rien, en déplaçant le sac sur un rond pâle dessiné sur le sol*, j'articule: «Eh bien... ça pue alors je le déplace.». Je ne crois pas qu'il m'aie répondu.
Après être entré, je commence à écrire ces lignes et une femme arrive, le manteau long beige d'hiver et pourtant crispée. Ça ne prend pas deux minutes et les voilà tous deux qui jettent de leurs bouches des cônes de vapeur. Ils pivotent et grattent du pied: ils ne veulent pas rater l'Autobus lorsqu'elle tournera le coin là bas...
En même temps qu'il attend le Rectangle Roulant, cette figure qui semblait par ses rides exprimaient l'hésitation constante extirpait de ses poches un appareil du genre «Lecteur de fichier numériques à écran comme un vieux cadran digital» avec le fil tout mélangé avec lui-même. Le combat dure, fait rage et dure encore... la femme, quant à elle, ne se souciant guère d'autres idées que de sa propre attente, fixe l'horizon. Des automobiles passent.
Et puis l'Autobus tourne le coin là bas alors dans une extase visible l'homme parle un peu trop fort. Je le regarde sortir sa carte, son argent ou ses billets. Le conducteur doit nous voir sortir d'un joli rectangle de plastique reflétant l'extérieur et le soleil comme après des générations d'isolement, des réchappés sortent de leur abris anti-atomique. Tout de même, on doit être beaux.
*Je devais alors comprendre quelque secondes plus tard que la poubelle était là disposée lors de l'été et que son socle avait la même circonférence que ce cercle blanc.